Lutte contre le frelon asiatique

Lutte contre le frelon asiatique

Un frelon asiatique ?

Le Vespa velutina nigrithorax — son nom scientifique — est arrivé en France en 2004, introduit accidentellement dans un lot de poteries en provenance d’Asie dans le Lot-et-Garonne. En vingt ans, il a colonisé la quasi-totalité du territoire français. Reconnaissable par son abdomen noir et ses pattes jaunes, il ne faut pas  le confondre avec le frelon européen, plus grand, au thorax jaune et aux pattes brunes.
 

Sa capacité de prolifération est impressionnante, puisqu’un seul nid abrite une reine, entre 4 000 et 15 000 individus, et produit jusqu’à 500 futures reines fondatrices pour l’année suivante. La construction commence dès avril, avec un nid primaire qui se transforme en nid secondaire dès le mois de juin, parfois perché très en hauteur dans les arbres, mais aussi tapi dans les greniers, les abris de jardin, les haies de thuyas, les niches à chien ou les vieilles granges.

Les dégâts associés à cette espèce sont considérables. Chaque nid dévore en effet jusqu’à 12 kg d’insectes par an — abeilles, bourdons, papillons, guêpes, libellules — mettant directement en péril la pollinisation et donc nos cultures. Une colonie d’abeilles peut ainsi se voir anéantie en deux jours.

Outre le danger qu’il représente pour la biodiversité, le frelon peut piquer jusqu’à sept fois de suite, présentant donc un risque réel pour l’Homme.

Le frelon asiatique est-il dangereux ?

Le frelon à pattes jaunes, seul, ne vous cherche pas : posé sur une fleur, il vous ignore. Le danger croît à mesure que l’on s’approche de son nid, parfois caché dans une haie, un abri de jardin ou sous un toit, à hauteur d’homme.

La colonie attaque alors en nombre. En cas de piqûre, deux risques sont bien réels : la réaction allergique (une seule piqûre peut suffire à déclencher un choc) et les piqûres multiples (le venin s’accumule et devient toxique).

Les personnes allergiques, les enfants et les aînés sont alors les plus vulnérables.

Aussi, n’approchez pas et ne détruisez jamais un nid vous-même. Signalez-le à votre mairie ou au référent frelon.  En cas de piqûre avec gêne respiratoire ou malaise, appelez le 15.

J’ai un nid chez moi, que faire ?

Et si je souhaite aider à la lutte contre le frelon ?

 
Les mots d’ordre ? Piéger, détecter, détruire. 
 
Des pièges sont disposés sur l’ensemble du territoire, destinés à repérer les nids pour ensuite les détruire et donc réduire la prolifération. Des bénévoles analysent les mouvements de vol depuis les pièges, pour mieux comprendre où se situent les nids.