L’eau est là quand vous ouvrez le robinet, mais nos réserves, elles, sont au plus bas.
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La météo de cet été ne se résume pas aux fortes chaleurs et au risque d’incendie. Le déficit de précipitations fragilise également nos sources et nos nappes d’eau potable. Les quelques pluies de ces derniers jours ne suffiront malheureusement pas à inverser la tendance. Nos agents le constatent quotidiennement sur le terrain et dans leurs relevés : les ressources disponibles sont aujourd’hui particulièrement faibles sur l’ensemble de notre territoire.
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Et les chiffres permettent de mesurer concrètement la situation :
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À Dommartin-lès-Remiremont, la totalité de l’eau produite pour la commune vient de la Station de la Croisette. Les sources fournissent actuellement environ 320 m³ par jour, pour une consommation quotidienne de 278 m³. La marge disponible est donc très faible. Un incendie, une consommation exceptionnelle ou le remplissage d’une piscine suffiraient à mettre le réseau sous forte tension. D’autant que les sources de Vecoux, elles aussi en déficit, ne permettent pas d’envisager facilement un approvisionnement de secours.
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À Saint-Étienne-lès-Remiremont, les sources du Saint-Mont produisent environ 350 m³ par jour, alors que la consommation atteint près de 750 m³ par jour. Le complément est actuellement assuré par un forage dans la nappe de la Moselle, qui subit elle aussi un important stress hydrique.
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Au Val-d’Ajol, toutes les sources sont en déficit. Aux Mélines, qui alimentent notamment le plateau de la Croisette, la production est actuellement d’environ 97 m³ par jour, pour une consommation de 101 m³. Quelques mètres cubes seulement séparent donc la ressource disponible des besoins quotidiens : un pompage installé dans le centre-bourg permet pour l’instant de compléter le réseau.
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Ces 3 exemples traduisent une réalité simple : nous ne disposons plus aujourd’hui des marges de sécurité habituelles. Et ces ressources ne desservent pas uniquement les communes où elles sont captées : certains réseaux alimentent également des communes et villages situés en aval, au-delà des limites de la Communauté de Communes.
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Les restrictions d’usage actuellement en vigueur doivent bien sûr être respectées (voir posts précédents) : elles sont indispensables pour préserver la ressource et garantir les usages essentiels. Mais au-delà des interdictions, chaque geste compte. Une douche un peu plus courte, un robinet fermé pendant la vaisselle, éviter toute consommation inutile… Des gestes simples, mais collectivement importants lorsque les réserves sont aussi faibles.
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La situation appelle donc à la vigilance au moins jusqu’au mois de décembre, le temps que les précipitations permettent une recharge suffisante des sources et des nappes.
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Préserver l’eau aujourd’hui, c’est nous donner les moyens d’en disposer demain. Merci à toutes et tous pour votre vigilance et votre solidarité !